Pascal

L'aiguille, Paris, 24 novembre 1654

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Paris, rue des Francs-Bourgeois-Saint-Michel, dans une maison qu'il loue depuis sept semaines, mardi 24 novembre 1654, au matin. Il a trente et un ans. Hier soir, de dix heures et demie à minuit et demi environ, il a écrit une page qu'il n'a montrée à personne. Il a sur les genoux son pourpoint retourné, une aiguille, du fil, et le papier plié.

Une aiguille a un trou. C'est ce que j'ai appris ce matin, et j'ai dû l'apprendre trois fois : la main tremble, et le trou est du côté qu'on ne voit pas. J'ai construit une machine à roues qui fait les retenues toute seule, plus de cinquante modèles avant la bonne, en bois, en ivoire, en cuivre ; et je ne sais pas enfiler un fil. C'est instructif. Je n'ai pas sonné. On ne fait pas coudre par un valet une chose que le valet ne doit pas lire.

Le papier est là, plié en quatre, au bord de la table, dans une maison louée le 1er octobre, trois cent cinquante livres l'an, pour y recevoir des gens qui ne comprendraient pas ce papier. Je l'ai relu. C'est mal écrit. La main allait plus vite que la plume, les lignes descendent, il y a des mots qui reviennent. Joie, joie, joie, pleurs de joie. Un géomètre n'écrit pas un mot trois fois ; il le démontre une fois et il passe. Hier j'ai écrit joie trois fois et ce n'était pas assez, et j'ai écrit certitude deux fois, et c'était juste. J'ai noté l'heure en haut, comme je note la hauteur du vif-argent : depuis environ dix heures et demie du soir jusques environ minuit et demi. Environ. Je n'avais pas de montre sous les yeux, j'avais autre chose. C'est un pli que j'ai, de mesurer ; c'est le seul que j'aie gardé cette nuit-là, et il m'a servi ce matin : deux heures, cela ne se rêve pas.

Car ce matin j'ai fait ce que je fais de toute expérience : j'ai voulu la refaire. On ne refait pas celle-là. Alors j'ai cherché les causes qu'on m'opposera, puisque je les aurais opposées à un autre. La fièvre : je la connais, nous sommes de vieux compagnons, depuis treize ans il ne s'est pas passé un jour sans qu'elle ou une de ses cousines m'ait tenu compagnie ; elle ne fait pas cela, elle brouille, elle n'éclaire pas. Le vin : j'en bois peu, et hier rien. L'ouvrage : j'avais fermé les livres. Les sermons de Singlin que Jacqueline me fait entendre : ils me touchent, ils ne brûlent pas ; un sermon parle de Dieu, il ne l'amène pas. Il reste le feu. J'ai écrit ce mot seul sur sa ligne, en grosses lettres, comme on écrit un résultat qu'on n'attendait pas. Feu. Et dessous, à qui je l'attribuais : Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob. Non des philosophes et des savants. Celui-là, celui des savants, je le connais : il ne vient jamais, c'est même ce qui le définit. Monsieur Descartes l'a mis au commencement du monde, le temps d'une chiquenaude, et l'a prié de ne plus déranger ; c'est le Dieu d'un homme qui craint qu'on l'ennuie. Monsieur Descartes est venu me voir, il y a sept ans, quand j'étais malade ; il m'a conseillé de rester au lit jusqu'à ce que je m'y ennuie, et de prendre du bouillon. Il n'avait pas tort. Je n'ai suivi ni l'un ni l'autre.

L'autre est venu. Je ne peux pas plus le démontrer que je ne peux refaire la nuit. J'ai pesé l'air. J'ai fait porter par mon beau-frère un tube de verre plein de vif-argent au haut du puy de Dôme, et le vif-argent a baissé de trois pouces une ligne et demie ; la nature n'a pas horreur du vide, elle s'en accommode très bien, c'est nous qui en avons horreur. Là-haut, dans le verre, il y avait un rien qui pesait moins que tout, et tout le monde a dit que c'était impossible, et c'était mesuré. Hier il y avait dans ma chambre, deux heures durant, quelque chose qui pesait plus que tout, et personne ne l'a mesuré que moi. Je le sais comme je sais le vide : par ce que cela fait au reste. Ce que cela a fait au reste, c'est que le corps était absent. Pour la première fois depuis treize ans, je n'ai pas eu de corps pendant deux heures. C'est à cela que j'ai su.

Je couds. Le point est laid, j'espère qu'on ne le verra pas ; on ne le verra pas, c'est le dedans.

Il faut que je dise aussi ce que je vaux, puisque c'est ma maladie la plus vieille, plus vieille que la tête. Gilberte raconte qu'à douze ans j'ai retrouvé seul, avec un charbon sur le carreau, la trente-deuxième proposition d'Euclide. Elle le raconte si bien que je m'en souviens. Ce dont je me souviens, c'est que mon père a pleuré et qu'il m'a donné Euclide, et ce sont les seules larmes de joie que j'aie vues avant les miennes d'hier. Depuis, je sais. J'ai su à seize ans avec les coniques, à dix-neuf avec la machine, à vingt-cinq avec la montagne ; je sais cet été avec les dés. Depuis juillet j'écris à un conseiller de Toulouse que je n'ai jamais vu comment partager l'enjeu d'une partie qu'on interrompt. Méré m'avait posé la question pour gagner au jeu ; j'y ai répondu pour savoir ce que vaut ce qui n'a pas eu lieu. La géométrie du hasard : j'ai annoncé le titre à l'Académie cette année, avec le contentement d'un homme qui trouve un nom. Ma dernière lettre à Fermat est du 27 octobre. Il y a un mois. Le goût est parti dans la nuit ; je n'ai pas encore décidé ce que j'en ferai, et je me connais assez pour savoir que je le retrouverai un jour où j'aurai mal, comme on retrouve un vice par ennui. On peut découvrir le vide et être vaniteux. Il y a de la place dans un homme ; c'est même ce que j'ai le plus mesuré.

Et le monde. Il m'a plu ; je ne dirai pas le contraire à une aiguille. Roannez, qui est duc et a vingt-sept ans, et qui m'écoute. Méré, qui est chevalier parce qu'il l'a décidé, et qui dit que je suis un grand mathématicien et que cela ne sert à rien pour plaire ; il a raison sur le second point. Mitton, qui pense que le moi peut se rendre aimable en se couvrant. J'ai aimé plaire. J'ai pensé à une charge et à une femme, comme tout le monde y pense ; j'ai fait mes comptes pour la charge. Puis, à la fin de septembre, je suis allé à la grille de Jacqueline et je lui ai dit ce que je n'avais dit à aucun de ces messieurs : que le monde me dégoûtait, que je le méprisais, et que je me sentais abandonné de Dieu ; de Dieu, non de mes amis, qui ne m'ont jamais tant recherché. Elle a écrit cela à Gilberte, je le sais, elle écrit tout ; et elle a prié, parce qu'elle prie comme je calcule, sans arrêt et sans le dire. Il faut que je dise aussi Jacqueline. Quand elle a fait ses vœux, l'an dernier, j'ai discuté la part de notre père avec elle comme avec un débiteur. J'ai fait durer. J'ai fait pleurer une sœur qu'on allait voiler. La mère Angélique la prenait sans dot ; c'est Jacqueline qui ne supportait pas d'arriver les mains vides, et c'est moi qui ai fini par donner, la veille de ses vœux, et c'est elle qui m'a pardonné. J'ai aussi écrit, quand mon père est mort, une lettre sur la mort qui était très belle ; je l'avais faite pour consoler ma sœur, et elle m'a surtout plu.

C'est pour cela que je couds. Il y a deux hommes en moi qui savent parler, l'un aux savants et l'autre aux honnêtes gens, et ni l'un ni l'autre ne doit tenir ce papier. Si je le racontais, je le raconterais bien. C'est cela que je crains : un mot juste de plus, et ce serait de moi. Sur cette page il n'y a pas un argument. Il y a une adresse. Je m'en suis séparé ; je l'ai fui, renoncé, crucifié ; que je n'en sois jamais séparé. On ne lit pas cela à un duc. On ne le lit pas à Jacqueline non plus, qui en ferait une page à Gilberte, et Gilberte une page pour ceux qui viendront. Un seul lecteur sait déjà. Je le garde pour les jours où le corps sera revenu et où la tête me dira que je n'ai rien vu ; il me faudra alors une mesure, contre la peau, comme on garde la hauteur d'une colonne qu'on ne pourra plus refaire. Et puis je le recopierai sur du parchemin, quand la main sera meilleure, parce que le papier se déchire et que je changerai d'habit ; j'ajouterai un mot qui manque. Renonciation totale, ai-je écrit. Il manque : douce. Hier soir je n'ai pas pensé à la douceur ; c'est un mot de lendemain, il est venu avec l'aiguille.

Il ne reviendra pas. C'est la loi des expériences qu'on ne refait pas ; on les tient de mémoire, et je n'ai pas confiance dans ma mémoire, j'ai confiance dans la couture. Les espaces, je les connais ; j'ai pesé ce qui les remplit, sur une montagne ; ils se taisent, et ce silence m'a toujours fait plus peur que les hommes. Hier, dans le silence, quelqu'un a parlé, et ce n'était pas moi. Je ne l'ai pas cherché avec des raisons ; je l'ai reçu comme on reçoit un coup : au milieu. Oubli du monde et de tout, hormis Dieu, ai-je écrit. Je commence par l'oubli de le dire.

Voilà. Le fil est noué du côté de la chair. Je remets le pourpoint. Un papier de plus contre la poitrine, cela ne se voit pas et cela ne pèse rien ; j'ai pesé l'air, je sais ce que pèse une chose qu'on ne voit pas. Jacqueline, à la grille, demandera ce qui m'est arrivé. Je lui dirai que je change, qu'elle a gagné, et elle le croira parce que c'est vrai. Je ne lui dirai pas le feu. Il est huit heures ; la tête revient, je la reconnais, elle entre comme chez elle. Bonjour. J'ai quelque chose contre toi, maintenant, que tu ne pourras pas lire.


Il alla à Port-Royal des Champs en janvier 1655 ; Jacqueline écrivit à Gilberte qu'elle ne le reconnaissait plus. Le 23 janvier 1656 parut, sans nom d'auteur, la première Provinciale ; il y en eut dix-huit, dont Voltaire dira que les meilleures comédies de Molière n'ont pas plus de sel ; mises à l'Index en 1657, brûlées par le bourreau en 1660. Le 24 mars 1656, à Port-Royal, sa nièce Marguerite fut guérie d'une fistule à l'œil au contact d'une épine de la Couronne ; il prit pour cachet, dit la famille, un œil entouré d'épines. Il entreprit une apologie de la religion et n'en laissa que des liasses, que l'on appelle les Pensées. En 1658, une nuit de rage de dents, raconte la famille, il retrouva la géométrie pour se distraire et résolut la cycloïde ; il ouvrit un concours sous un faux nom, et le concours finit en querelle. Il ne fut plus jamais bien portant. En 1661, quand Port-Royal accepta de signer le formulaire, il fut le seul à dire non ; au milieu de la discussion, raconte sa nièce, il perdit connaissance. Jacqueline était morte le 4 octobre, la première ; il dit : « Dieu nous fasse la grâce d'aussi bien mourir. » Le 18 mars 1662, il fit rouler dans Paris les premiers carrosses publics, à cinq sols la place. Il vendit ses meubles, ses tapisseries, son argenterie, presque tous ses livres, logea chez lui une famille pauvre, et quand un des enfants prit la petite vérole, c'est lui qui déménagea, chez Gilberte. Il demanda qu'on le porte aux Incurables pour mourir avec les pauvres ; on refusa. Dans la nuit du 17 au 18 août, il reçut le viatique et dit : « Que Dieu ne m'abandonne jamais. » Il mourut le 19 août 1662, à une heure du matin, à trente-neuf ans. On l'ouvrit : les entrailles gangrenées, et dans le crâne, en face du cerveau, deux empreintes comme d'un doigt dans la cire. Quelques jours plus tard, un domestique sentit une épaisseur dans la doublure de son pourpoint. Il y avait un parchemin plié, et dans le parchemin, le papier. La famille en déduisit qu'il l'avait décousu et recousu à chaque changement d'habit, pendant huit ans, sans en parler à personne ; le papier était daté, l'habit était le dernier, le reste est déduction. La famille appela cela le Mémorial ; le mot n'est pas de lui. Le parchemin s'est perdu. Le papier est à la Bibliothèque nationale, écrit vite, les lignes qui descendent. On y lit toujours joie trois fois.

Le vrai et la légende

De sa main

Le Mémorial : un papier écrit dans la nuit du 23 novembre 1654 (« L'an de grâce 1654, lundi 23 novembre, jour de saint Clément, pape et martyr... Depuis environ dix heures et demie du soir jusques environ minuit et demi. FEU. Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob, non des philosophes et des savants. Certitude, certitude, sentiment, joie, paix... Joie, joie, joie, pleurs de joie... Je m'en suis séparé ; je l'ai fui, renoncé, crucifié. Que je n'en sois jamais séparé... Oubli du monde et de tout, hormis Dieu »), recopié ensuite sur un parchemin avec quelques lignes de plus (« Renonciation totale et douce », la soumission « à mon directeur », « éternellement en joie pour un jour d'exercice sur la terre »), les deux cousus dans la doublure de son habit et trouvés par un domestique après sa mort ; le papier est à la Bibliothèque nationale, le parchemin est perdu, connu par la copie de son neveu. L'Avis nécessaire de 1645 sur la machine arithmétique (« plus de cinquante modèles »), le Récit de la grande expérience de l'équilibre des liqueurs (1648 : trois pouces une ligne et demie au sommet du puy de Dôme), la lettre à Gilberte et à son mari sur la mort de leur père (17 octobre 1651), les lettres à Fermat de l'été 1654 sur le problème des partis (la dernière du 27 octobre) et l'adresse à l'Académie parisienne de la même année qui annonce « la géométrie du hasard » ; puis les Provinciales (1656-1657) et les Pensées (1656-1662). Les phrases des Pensées (la chiquenaude de Descartes, le silence des espaces infinis, le moi que Mitton couvre) sont postérieures à 1654 : je les laisse affleurer comme des pensées qu'il n'a pas encore écrites. À Fermat, le 10 août 1660 : la géométrie est « le plus haut exercice de l'esprit », mais « inutile », et il ne ferait pas « deux pas » pour elle.

Documenté (par des tiers)

Gilberte Périer, sa sœur aînée (Vie de M. Pascal, 1663) : la mère morte quand il avait trois ans, l'éducation par le père seul, Euclide retrouvé à douze ans, « pas un jour sans douleur » depuis dix-huit ans, la paralysie de 1647 et les potences, les liquides chauds goutte à goutte, la ceinture de fer à pointes des dernières années, la vente des meubles, la famille pauvre et la petite vérole, les Incurables refusés, « Que Dieu ne m'abandonne jamais », la mort du 19 août 1662, l'autopsie. Jacqueline, sa sœur cadette, religieuse à Port-Royal : sa lettre à Gilberte du 8 décembre 1654 raconte la visite de la fin septembre (« un grand mépris du monde et un dégoût presque insupportable de toutes les personnes qui en sont », « un grand abandonnement du côté de Dieu ») et le changement qui suit, jusqu'au séjour de janvier 1655 à Port-Royal des Champs ; sa relation de la querelle de la dot (1653) montre Blaise et Gilberte marchandant sa part d'héritage, elle en larmes de venir « les mains vides », la mère Angélique la prenant sans dot, Blaise cédant enfin par une donation juste avant la profession (5 juin 1653). Marguerite Périer, la nièce : la charge et le mariage envisagés vers 1653, la Sainte-Épine du 24 mars 1656 sur son propre œil, l'évanouissement de 1661 (source unique, tardive). Le bail : depuis le 1er octobre 1654, une maison rue des Francs-Bourgeois-Saint-Michel, 350 livres l'an (aujourd'hui rue Monsieur-le-Prince, plaque au 54), où il restera jusqu'à sa mort. Les dates : l'Essai pour les coniques à seize ans (1640), la machine de 1642 à 1645 (privilège royal du 22 mai 1649, une centaine de livres pièce, une vingtaine construites, presque pas vendues), la visite de Descartes les 23 et 24 septembre 1647 (le lit et le bouillon : lettre de Jacqueline), le puy de Dôme le 19 septembre 1648 par Florin Périer, la mort d'Étienne Pascal le 24 septembre 1651, la profession de Jacqueline le 5 juin 1653, Roannez, Méré et Mitton depuis l'été 1653 (le voyage en Poitou de 1652 n'a pas eu lieu, Mesnard), la première Provinciale le 23 janvier 1656, l'Index en 1657, le bourreau en 1660, la cycloïde et le concours de 1658, la mort de Jacqueline le 4 octobre 1661, les carrosses à cinq sols le 18 mars 1662.

Contesté, légende

Euclide sur le carreau avec un charbon : Gilberte l'a embelli, le vrai est qu'il fut précoce et que son père lui a donné Euclide. L'accident du pont de Neuilly (les chevaux dans la Seine, la voiture retenue au bord) : un récit tardif, aucun contemporain. L'abîme qu'il aurait vu à sa gauche et la chaise qu'il y faisait mettre : un seul témoin, tardif. Le Discours sur les passions de l'amour : attribution abandonnée. Un amour pour Charlotte de Roannez : rien. La nuit de feu comme coup de foudre sans avant : faux, la crise dure depuis l'été, Jacqueline en témoigne. Qu'il ait cousu le papier lui-même, personne ne le dit ; personne ne l'a su de son vivant, ce qui revient au même. Et le va-et-vient « à chaque changement d'habit pendant huit ans » est la DÉDUCTION de la famille, pas une observation : la note de découverte dit elle-même « tous convinrent que... puisque » ; ce qui est constaté, c'est un papier daté de 1654 trouvé cousu dans le dernier habit de 1662. Qu'il l'ait gardé ailleurs des années et cousu tard n'est pas exclu ; seul le parchemin, copie soignée et enrichie, prouve qu'il y est revenu au moins une fois.

Le dispositif

Pas la nuit elle-même : il l'a écrite, et le temps réel est à Dostoïevski. Pas le lit de mort. Le lendemain matin, l'aiguille : l'homme qui a construit une machine à cinquante modèles et pesé l'air sur une montagne coud une page dans une doublure, et la vérifie comme une expérience pendant qu'il coud. Quand il a cousu, nul ne le sait ; je le fais le 24 au matin, parce qu'un homme qui vient d'écrire « certitude » n'attend pas. Voix des Pensées : courte, tranchée, la mesure et l'aveu ; le corps, l'orgueil, l'argent de Jacqueline. Le mot « douce », ajouté sur le parchemin, est le pivot.